CATORP[é]E

Dans le patois Gallo de nos grands parents à la Tourlaudiere, les « Catorpée « ou « Quaterpée » étaient des salamandres ou des tritons, et , d’une manière très générale toutes les choses vivantes un peu mystérieuses peuplant les bois , les mares et les ruisseaux .
Quand nous avons dégusté notre premier essai en barrique de vin « nature », de cépage Melon blanc . Il nous a paru évident qu’il ne ressemblait en rien à un Muscadet , il en avait la minéralité dans un terroir d’excellence , mais les fermentations alcooliques et malolactiques lentes en avait fait un vin très différent .
Le définir en tant que  » Catorpée  » nous a semblé approprié , de par son naturel et son originalité .

Le domaine produit depuis longtemps des vins rouges . Des Cabernets francs et Sauvignons principalement .
Romain a voulu planter quelques centaines de ceps de Petit Verdot
un vin au parfum profond de cacao . En bouche, il possède une vraie puissance de structure avec des tannins serrés, exprimant des arômes de myrtilles et de café dans une longueur qui reste gourmande.
En assemblage avec le Cabernet Sauvignon , c’est environ 1500 bouteilles de Catorpée rouge .

2018. 2019.2020 . Conversion bio

Vendanges 2019

Les vendanges se font partiellement à la main

Depuis 10 ans , le passage du Domaine de la Tourlaudiere en  AB
était  en préparation …

Nous attendions seulement de trouver les moyens humains et matériels pour le faire !
« ce serait évidemment possible » mais  » plus tard   » . 

Seulement voila ! Les pratiques et utilisations néfastes ne génèrent jamais de manière indolore les bons changements attendus !
Il en ira ainsi des vieilles auto Diesel , des centrales nucléaires vieillissantes et  également des traitements pesticides agricoles.
Nous avons donc franchi le pas en cette année fin d’année 2017 , après deux récoltes 2016 et 2017 catastrophiques en volume en raison du gel .
Et jamais nous n’avions été aussi peu prêts , sauf  dans notre tête …
Il nous a suffit d’en avoir « plus qu’assez » de chercher désespérément un équilibre économique impossible dont nous n’acceptions plus ni les conséquences environnementales ni l’absence de reconnaissance et de valorisation de notre travail .

Impossible également pour nous de tenter de justifier auprès des consommateurs l’utilisation « même ultra raisonnée » de produits phytosanitaires « encore autorisés » aujourd’hui ,  mais très probablement « interdits » demain ! 

 

coccinelle